Encore une importante levée de fonds à recenser pour ce début d’année avec Spendesk, qui vient de lever 100 millions d’euros. La start-up franchit le cap du milliard de valorisation, pour devenir la 26e licorne française. Spécialisée dans la gestion des paiements pour les entreprises, découvrez tout sur cette start-up ainsi que sur sa récente levée de fonds.
Spendek : 100 millions d’euros pour devenir une licorne
La startup vient d’annoncer une levée de fonds en série D de 100 millions d’euros récemment. Grâce à cette augmentation de capital, la société est valorisée à plus d’un milliard de dollars et obtient le statut de licorne. Cette levée intervient seulement 6 mois après la dernière, d’un montant de 100 millions d’euros également.
La levée de fonds en chiffres
100 millions d’euros, c’est le montant levé par la start-up créée en 2016 après un tour de table mené par Tiger Global. Parmi les fonds d’investissement, on note aussi General Atlantic, un fonds de capital-risque américain. Les investisseurs historiques de la start-up ont également participé à cette levée.
Spendesk fait partie d’efounders, un studio qui a pour mission de lancer des projets innovants dans la tech. Cet incubateur amélioré possède désormais 2 licornes à son actif, avec Aircall.
Ce n’est donc pas la première levée de fonds pour la jeune pousse, car elle avait déjà levé pour 100 millions en juillet 2021, ainsi que 18 millions de dollars en 2020. Avant celles-ci, l’entreprise avait déjà levé des fonds à trois reprises.
Spendesk, c’est quoi ?
Spendesk est une fintech qui permet aux entreprises entre 30/50 à 1000 salariés de gérer leurs paiements professionnels. La start-up est donc une solution de paiement BtoB, qui offre également la possibilité de se connecter à la partie RH et comptable d’une entreprise. C’est en clair une plateforme de gestion des dépenses sous forme de Saas, qui permet à une entreprise de regrouper toutes les dépenses professionnelles à un seul endroit.
La fintech fournit également des cartes de paiement virtuelles pour effectuer des achats en ligne, à la manière d’une néo banque comme Revolut ou Qonto. Le Ceo et co-fondateur Rodolphe Ardant énonce quant à sa plateforme, qu’elle permet de gagner en agilité, mais également de faciliter des processus longs et répétitifs pour les collaborateurs. En effet, les différents processus de paiements sont souvent intégrés dans différents logiciels, d’où la nécessité de créer une plateforme tout-en-un.

Grâce à la confiance de business-angels et d’acteurs majeurs du capital-investissement, la jeune start-up intègre le cercle fermé des licornes en France, mais devrait également faire parler à l’international. On ne connaît toutefois pas la valorisation exacte, ni le chiffre d’affaires de la société.
Spendesk vise l’Europe et une expansion internationale
L’entreprise vient de lever des fonds mais ne se repose pas sur ses lauriers. En effet, le principal but de cette levée de capital est de financer la croissance de la startup. Le principal objectif est une expansion dans un premier temps en Europe, et principalement dans les premières puissances économiques.
En réalité, la jeune startup souhaite en premier lieu conquérir le Royaume-Uni et l’Allemagne, deux pays où de nombreuses entreprises innovantes pourraient se placer sur le marché des solutions de paiement B2B. Toutefois, Spendesk fait partie des startups qui ont une réelle vision long-terme, et souhaite dépasser les dix milliards de dollars de valorisation.
L’objectif de la start-up est donc de devenir un incontournable en Europe dans le secteur du paiement en entreprise.

Les projets de la start-up
Dans un secteur à fort potentiel de croissance, la start-up a su se hisser parmi les meilleurs, pour afficher à ce jour une base d’environ 3500 clients. L’entreprise a d’ailleurs doublé son chiffre d’affaires chaque année depuis sa création. Rappelons que la société se base sur un modèle de Saas, un business-model que peu d’entreprise arrive à rentabiliser.
Si la société en est arrivée là, elle peut et va viser plus haut. Son principal objectif va être comme cité précédemment, de renforcer son offre sur les principaux pays européens. Les entrepreneurs à l’origine de Spendesk ne souhaitent en effet pas se précipiter et donc d’abord renforcer leur présence dans le marché européen avant de s’exporter.
Cependant, la start-up ambitionne de devenir le leader du domaine, et annonce déjà vouloir s’implanter aux Etats-Unis, en Asie et en Amérique Latine, après avoir conforté ses parts de marché en Europe. Une nouvelle levée de fonds n’est donc pas à exclure dans les années à venir, pour financer cette croissance à l’international.
Afin de faciliter l’atteinte de ses objectifs, la start-up lance un vaste plan de recrutement. Elle devrait recruter plus de 300 collaborateurs pour atteindre un effectif de 700 personnes d’ici la fin de l’année.
Les solutions de paiements professionnels, secteur peu connu mais concurrentiel ?
Peu connu du grand public, le secteur de l’automatisation des paiements pour entreprises est un domaine assez concurrentiel. En effet, si la French tech séduit à l’international, elle n’est pas seule à produire des licornes qui souhaitent se positionner sur ce marché.
De nombreuses start-ups sont déjà implémentées en Europe, mais également aux Etats-Unis. En réalité, même si peu d’entrepreneurs connaissent ce secteur, beaucoup de levées de fonds sont à recenser, notamment en Asie et aux Etats-Unis, pour créer une solution de paiement intelligente à destination des entreprises.

C’est en clair un secteur où il y a une réelle demande. Par conséquent, Spendesk a également le potentiel de se placer comme leader sur ce marché en créant un écosystème complet, si elle arrive à suivre son business-plan. Contrairement à d’autres entreprises, cette start-up ne se précipite pas, ce qui est déjà une avancée, quand on sait que de nombreuses start-ups font faillite en voulant se développer trop rapidement.
Toutefois, il faudra faire attention aux autres entreprises du domaine, qui sont financées à bien plus d’un million d’euros et pourraient lancer une guerre de prix. Ce scénario ne serait pas bon pour la start-up, qui serait alors obligée de réduire sa marge et donc de risquer un manque de trésorerie.

