La levée de fonds private equity

La levée de fonds dilutif en private equity, comment ça marche ?

La levée de fonds dilutif en private equity apparaît pour beaucoup d’entrepreneurs comme la solution pour trouver des financements. Pour rappel, le private equity est une prise de participation en capital sans garantie, dans une entreprise non cotée en bourse. Savez-vous comment fonctionne le financement dilutif en France ? 

Dilutif ou non-dilutif : quelles sont les différences ? 

Entre les deux types de financements, il faut tout d’abord savoir qu’ils vont intervenir à des stades différents d’une entreprise. Le financement non-dilutif, va intervenir en général à la création d’une startup. Les financements qui entrent dans une levée de fonds non-dilutif sont les prêts bancaires, les subventions et prêts sur l’honneur. 

En clair, l’argent récolté grâce à ce type de financement n’est pas vraiment un investissement, car les entrepreneurs devront rembourser celles et ceux qui ont prêté l’argent. Cependant, les financements non-dilutifs n’entrent pas au capital de l’entreprise et les cofondateurs gardent ainsi leur pouvoir de contrôle. 

Le financement dilutif intervient quant à lui à un stade plus avancé d’une start-up. Il permet en soit d’apporter du capital à l’entreprise via des investisseurs privés. Ces financements représentent la quasi-totalité des levées de fonds actuelles. Les créateurs d’une entreprise demandent de l’argent à des fonds d’investissement, contre des parts de leur société.  

La levée de fonds de type dilutif va donc entraîner une prise de capital et donner un pouvoir de direction à ceux qui investissent. Cependant, il faut savoir qu’il existe de nombreux types de levées de fonds dans le financement dilutif. 

L'investissement par fonds privés ou public (bpifrance)

Les différentes types de financements dilutifs 

Le premier type de financement dilutif, c’est le love money. Dans ce cas, c’est l’entourage des créateurs d’une société qui vont injecter des fonds propres dans le projet, contre des parts de la société. Généralement, il s’agit de la famille ou d’amis d’un ou plusieurs dirigeants de l’entreprise qui souhaite lever des fonds. 

Ensuite, on va retrouver les business-angels. Ces derniers sont des personnes physiques, qui décident d’investir dans un projet de startup. Généralement, un business-angel est lui-même un entrepreneur et investisseur et décide d’investir à son compte dans des projets d’entreprises innovantes

Ces deux premiers financements concernent donc l’investissement par des particuliers et non des sociétés d’investissement. Cependant, vous allez voir que pour effectuer une importante augmentation de capital, il faudra à coup sûr se tourner vers des sociétés de capital-investissement. 

Parmi eux, on retrouve les fonds d’amorçage, qui sont des fonds d’investissement privés ou publics. Ces derniers vont investir la plupart du temps quelques centaines de milliers d’euros, pour aider une entreprise à développer son offre. 

En dernier lieu pour le financement dilutif et pour lever plus d’argent, il faut se tourner vers les fonds de capital-risque. Ce sont des sociétés spécialisées dans le financement de projet entrepreneurial et chargées de trouver des fonds via un tour de table auprès d’autres fonds ou de personnes publiques. 

Créer un réseaux d'investisseurs pour son financement dilution

Généralement, les levées de fonds en capital-risque permettent d’obtenir plus d’un million d’euros de financement. Parmi les plus grosses levées de fonds des dernières années dans la French Tech, la totalité a été réalisée grâce à des fonds de capital risque (Qonto, Backmarket, Sorare etc). 

Pourquoi utiliser un financement dilutif ? 

Le principal inconvénient d’un financement dilutif, c’est qu’il entraîne une baisse de pouvoir des actionnaires, car de nouveaux joignent le capital de la société. Cependant, si les startups avec le plus de succès ont toutes utilisé ce type de financement, c’est qu’il est surement essentiel pour réussir. 

En réalité, l’apport de capital va irrémédiablement apporter une certaine stabilité financière à l’entreprise. Si une start-up a un fort potentiel de croissance mais manque de trésorerie ou d’argent pour investir, elle peut faire faillite, même si son business-model est rentable de base. 

De plus, le principal avantage d’une levée de fonds de ce type va être de gagner en crédibilité. Si une entreprise lève des fonds, elle va être mieux perçue et par conséquent, elle pourra négocier plus facilement des partenariats avec d’autres entreprises, par exemple. 

Un autre avantage, qui peut être un inconvénient pour certains, c’est la nécessité de créer un business-plan. En effet, un bon nombre de jeunes entreprises sont obligées de faire un business-plan quand il cherche des financements. Cela permet toutefois, après que des fonds aient été levés, d’avoir une stratégie de développement à suivre

Ainsi, la start-up sera quoi faire, comment le faire et surtout quand le faire. Le business-plan est donc surtout utile après la levée de fonds, pour que les dirigeants de start-ups évitent de faire n’importe quoi avec les fonds récemment acquis. 

Lever des fonds, en dilutif

Conclusion – Le financement dilutif est-il obligatoire pour une start-up ? 

En somme, les levées de fonds dilutifs font partie intégrante de l’écosystème start-up et de l’entrepreunariat en France. Selon le type de financement dilutif, on retrouve parmi des montants colossaux qui sont investis et qui ne serait pas possible avec des financements non-dilutifs. 

Ce type de financement est bien plus risqué pour les investisseurs mais offre la possibilité de créer une réelle structure financière à une start-up. Avec les fonds levés, les startups peuvent viser beaucoup plus haut en termes de clients, chiffre d’affaires et autres. De plus, c’est un moyen de se développer beaucoup plus rapidement. 

C’est en effet grâce aux financements dilutifs qu’on a pu voir apparaître de nombreuses licornes au fil des dernières années. En réalité, la quasi-totalité des startups valorisées aujourd’hui à plus d’un milliard de dollars ont eu recours à un financement dilutif

C’est également grâce à ces financements que ces startups ont pu afficher une croissance aussi rapide, et un développement un l’international quelques années après leurs créations. Construire une entreprise de la sorte avec autant de clients, de collaborateurs ou autres est très difficile ou alors très long avec un financement non-dilutif par exemple. 

Parmi les financements, on aurait pu ajouter le crowdfunding avec prise de participation. Cependant, toutes les campagnes de crowdfunding ne reprennent pas ce système, mais se présentent plus comme un prêt avec intérêts à rembourser.