Les startups de la tech concluent une belle année de levée de fonds avec Lydia, une fintech qui vient de lever 103 millions de dollars. Avec cette levée, elle devient la 22ème licorne de la French Tech. Découvrez tout sur cette start-up, ses projets, ainsi que le déroulement de la levée de fonds.
Lydia : Une levée de fonds pour défier les néo banques
Après avoir levé des fonds à deux reprises en 2020, Lydia finit parfaitement l’année avec cette augmentation de capital, qui lui fait dépasser le milliard de capitalisation. Pour rappel, une licorne est une société valorisée à plus d’un milliard de dollars, sans être cotée en bourse.
La levée de fonds en chiffres
La jeune pousse fondée en 2013 vient d’annoncer une levée de fonds de 103 millions de dollars, soit environ 89 millions d’euros auprès d’investisseurs en capital-risque. Le tour de table a été mené auprès des investisseurs historiques de la start-up (Tencent, Accel, Founders Future) ainsi que deux fonds d’investissement américain, Dragoneer et Echo Street.
Niveau incubateur et accélérateur, la start-up est accompagnée par l’accélérateur de la bpifrance. Le CEO et co-fondateur, Cyril Chiche précise que cette levée de capital servira à financer la croissance de l’entreprise ainsi que ses nombreux projets.
Avec cette levée de fonds, Lydia rejoint le cercle très fermé des entreprises technologiques françaises à posséder le statut de licorne. Après la folle levée de fonds de Sorare et Mirakl, il y a désormais 22 start-ups valorisées à plus d’un milliard de dollars dans la French Tech, comme Deezer, Ledger, DentalMonitoring etc.
La mission de Lydia
La raison d’être et celle qui a poussé l’entrepreneur à créer Lydia, c’est la possibilité de payer ses amis depuis son téléphone. Le paiement entre particuliers est la principale mission de la start-up, mais est loin d’être la seule. En effet, le business-model du paiement entre particuliers n’est pas rentable pour l’entreprise. Les offres sont par conséquent plus diversifiées aujourd’hui.

On retrouve un compte courant, un compte épargne et la possibilité d’emprunter de l’argent. Plus récemment, Lydia s’est lancé dans des offres de “trading” avec la possibilité pour les clients d’acheter des actions en bourse, des ETFs et des cryptomonnaies.
Pour chaque transaction, la jeune start-up prélève une commission. Un business-plan adopté par ses clients, car le nombre d’utilisateurs ne cessent de grimper aujourd’hui, pour un total d’environ 5 millions d’utilisateurs selon lesechos.
La fintech Lydia : une ambition européenne dans un secteur concurrentiel
Le secteur bancaire et plus précisément des banques et services financiers en ligne attire de plus en plus de clients chaque année. Un secteur à fort potentiel de croissance où la concurrence est rude. La start-up compte bien profiter de cet engouement pour s’implanter dans toute l’Europe, même si différentes entreprises y sont déjà présentes.
Les projets de la start-up
Après deux années chargé avec plusieurs levées de fonds auprès des investisseurs historiques et l’apparition de nouveaux fonds propres, la start-up se doit de viser haut.
Ce tour de financement n’intervient pas au hasard, car la startup compte utiliser ces fonds pour accélérer sa croissance, et son expansion à l’échelle européenne. En clair, le principal objectif pour la fintech française va être de conquérir de nouveaux clients à travers l’Europe.
Pour ce faire, Lydia s’impose comme une “super-app” financière, c’est-à-dire une application fonctionnant comme un écosystème, qui fait compte courant, mais permet aussi d’investir, d’épargner et d’emprunter de l’argent. Avec toutes ses fonctionnalités, la start-up vise 10 millions de comptes courants en Europe d’ici 2025.

Lydia a déjà eu l’occasion de tester ses offres dans plusieurs pays d’Europe de l’Ouest, notamment au Portugal, en Espagne, en Irlande et au Royaume-Uni. Une première excursion hors de France réussie, car la start-up vient d’ouvrir des locaux à Lisbonne et à Madrid.
Afin d’atteindre les différents objectifs fixés, la société ne compte plus que sur ses 150 collaborateurs actuels. En effet, un grand plan de recrutement est annoncé avec plus de 800 postes créés d’ici 3 ans, annonce le fondateur de la start-up. Un investissement en ressources humaines sûrement nécessaire pour faire face aux banques et néo-banques déjà implantés en Europe.
S’implémenter dans les services financiers, bonne idée ?
L’entreprise a déjà réalisé plusieurs partenariats pour se diversifier dans les cryptos et la bourse. Parmi ces partners, on retrouve Bit Panda, acteur majeur du trading d’actions et de crypto-monnaies en Europe.
Cependant, les banques en ligne et néo-banques sont d’ores et déjà très présentes en France et en Europe, ce qui pourrait freiner l’expansion de Lydia. Ajouté à cela, le Brexit a freiné beaucoup de ces banques digitales, dont N26, qui ne souhaitent plus s’implanter au Royaume-Uni.

En somme, même si ce secteur est très concurrentiel, il reste toujours une place pour des entrepreneurs français ambitieux. Il est tout-à-fait possible de lever des fonds dès la phase d’amorçage donc avant que l’entreprise soit déjà rentable. Autrement, d’autres types de levées de fonds sont également à prendre en compte.
De nombreux fonds de capital investissement sont très intéressés pour financer des projets de banques ou services financiers en ligne. Ces derniers recherchent des entreprises innovantes dans le secteur bancaire pour y investir et prendre des parts de marchés. Il est en soit logique qu’un investisseur soit intéressé par le domaine des banques en ligne, car c’est un secteur en croissance rapide et perpétuel. Ainsi, il est tout-à-fait possible de trouver un ou plusieurs business-angels pour financer son projet.
Conclusion
L’année s’achève parfaitement pour les entreprises technologiques françaises, avec des financements records. De jeunes entreprises ont réalisé leurs premières campagnes de crowdfunding tandis que d’autres ont placé la France sur la carte des startups, avec des levées de fonds à plus de 600 millions de dollars.
Cette multitude de levées de fonds, que ce soit auprès d’investisseurs privés ou de la bpi, est une excellente nouvelle pour l’entreprenariat en France. Si vous souhaitez effectuer votre première levée de fonds dans de bonnes conditions, notre programme de formation à la levée de fonds est accessible sur le site.

